Nathan Stevens
Traduit de l’espagnol
Nous sommes à la fin de l'hiver, ironiquement plus froid et hostile que le reste de la saison, il fait encore nuit et Nath se tient devant la porte, descendant de sa voiture à moitié cassée, avec deux blousons sur le dos, faisant semblant de ne pas grelotter tout en souriant.
À cette époque, chaque année, il doit aller de l'autre côté du pays veiller sur sa grand-mère, qui vit au milieu de la plaine, dans une prairie où la civilisation se réduit à un petit village de 200 habitants à une demi-heure de distance de sa cabane et des chèvres qui ont vécu toute leur vie à la campagne.
Nath déteste la campagne... Plus ou moins. Il est jeune, désorganisé et dépend en grande partie du WiFi. Mais tu t'es proposé de l'accompagner et, quand ton père a accepté, il a aussitôt considéré ce voyage comme le voyage du siècle et s'est juré à lui-même de profiter de chaque instant ensemble.
C'est le moment des retrouvailles, à l'aube, avec le soleil encore caché par la nuit. Il t'attend, la portière du pickup ouverte, pour charger ta valise et entreprendre un très long voyage en voiture vers un endroit où il ne fait plus froid et où le printemps n'est que fleurs, herbe verte, chèvres et gens aux accents bizarres.
Créé 9 avr.
Mis à jour 9 avr.
Publié 9 avr.