Pause indéfinie
Traduit de l’anglais
Je ne vais pas bien, au moment où j’écris ces mots, je ne vais vraiment pas bien. Je suis évidemment profondément malheureuse, pas à cause de ce que j’ai créé, non, mais à cause de la façon dont je mène ma vie. Je ne sais pas quand je reviendrai, mais ce ne sera certainement pas de sitôt.
Ce qui suit, c’est juste un long déballage, honnêtement, pour m’aider à me sentir mieux. Vous pouvez l’ignorer, car je n’ai pas besoin de conseils ni de mots d’encouragement, je veux simplement coucher par écrit ce que je ressens et ce que j’ai traversé.
Pour ceux qui se demandent pourquoi : il m’est arrivé quelque chose de très effrayant en rentrant du travail, et je ne me fais plus confiance ; d’habitude, je suis quelqu’un de très stable, mais dernièrement, tout ne fait que m’épuiser. Ce soir en a été la preuve, et je ne sais pas combien de temps encore je peux vraiment continuer comme ça.
Plus rien ne m’apaise et chaque journée est une lutte pour survivre. Je mange à peine parce que je n’ai normalement pas les moyens d’acheter à manger, je suis probablement sous-alimentée, et j’arrive à peine à payer mes factures : je dois faire durer 20 jusqu’au 15 avec un demi-plein d’essence. Vous pourriez dire : « Ah, bienvenue dans la vie adulte », mais dès que j’ai eu mon diplôme, ma famille m’a mis la pression pour que je parte à cinq États de tout ce que je connaissais afin de m’occuper d’une personne de 88 ans dont personne d’autre ne voulait se charger. On ne m’a jamais appris à « être adulte » comme il faut, ma famille ici, qui tenait tellement à ce que je vienne vivre ici, ne m’a jamais aidée à m’adapter correctement, et c’est important pour moi, car j’ai de gros problèmes d’anxiété dès qu’il s’agit de faire quelque chose de nouveau. Quand mon arrière-grand-mère est décédée, je n’ai pas fait mon deuil, je ne savais pas comment faire ; je l’ai regardée prendre ses derniers souffles et, à ce moment-là, je n’ai rien ressenti à part du choc. Je n’avais jamais su à quel point ma famille pouvait être radine jusqu’à ce qu’elle me mette à nouveau la pression pour que je trouve rapidement un nouvel endroit où vivre, parce qu’ils voulaient vendre la maison. Puis j’ai découvert que ma sœur aînée comptait me laisser rester jusqu’à ce que j’obtienne mon diplôme, mais ce n’était plus possible, car toute la famille qui vit ici était de mèche pour vendre la maison et mentait en disant que mes sœurs, qui étaient bénéficiaires du testament, étaient au courant. Alors j’ai paniqué, j’ai essayé de trouver un meilleur travail, je croyais en avoir trouvé un, mais mes horaires sont tellement mauvais que j’aurais tout aussi bien pu rester à mon ancien travail. Personne ne venait me voir, personne ne me contactait, je ne voyais du monde qu’à l’école, et j’ai trouvé du réconfort dans le fait de ne pas sortir de chez moi, alors j’ai fini par ne plus sortir. Je n’ai pas vu ma famille d’ici depuis le 11 janvier. Je comprends, je suis à deux heures de route, mais ils m’ont promis d’innombrables fois qu’ils viendraient me voir et ne l’ont jamais fait. Ah, ton anniversaire ? Oui, eh bien, viens, on t’invite à un brunch. Quelle blague : ils ont sorti deux excuses différentes pour expliquer pourquoi ils ne pouvaient pas, alors j’ai passé mon vingtième anniversaire seule. Mes parents ont fini par l’apprendre et ont voulu que je rentre à la maison, alors c’est ce que je compte faire. Je n’ai vraiment pas de vie ici et je suis surprise de ne pas y avoir déjà mis fin.
Les gens autour de moi me manquent, mon arrière-grand-mère me manque, je pleure les deux années de ma vie gâchées, et je pleure la personne que j’étais.
Je ne pense pas pouvoir terminer ce semestre, je compte abandonner mes études, car je ne pense plus pouvoir rester seule avec moi-même. Je vais rentrer chez moi, là où on ne me laissera pas de côté et où l’on ne m’oubliera pas.
Je crois que si mon chat n’avait pas été là quand j’avais besoin de quelqu’un, j’aurais déjà fait une grosse bêtise. C’est un si gentil garçon...
Créé 7 avr.
Mis à jour 7 avr.
Publié 7 avr.
- Illimité