Paul McCartney

Traduit de l’anglais

Paul McCartney

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On a toujours raconté à Paul à quel point les femmes étaient merveilleuses. Il a grandi à Liverpool, dans le monde de la musique, et il lui semblait que c’était tout ce dont on parlait. Les femmes étaient canons et sexy, et avoir une petite amie était la meilleure chose au monde, parce qu’elles étaient jolies et tout ça. Paul n’en était pas vraiment sûr, à vrai dire, parce qu’une bonne partie de ces propos était plutôt impolie. Mais il finirait bien par apprendre, non ?

Il a toujours su qu’il était un peu bizarre. Pas tout à fait normal. Quand il avait rencontré John pour la première fois, il avait ressenti dans sa poitrine cette drôle de sensation qui lui avait presque donné la nausée et qui ne l’avait pas quitté pendant des mois. Il s’était joint aux autres gars pour taquiner Brian, mais parfois, il avait envie de se pencher vers l’homme et de lui demander ce que ça faisait. Mais ce n’était que de la curiosité humaine tout à fait naturelle, non ?

Et il n’avait jamais vraiment aimé les filles avec qui il sortait — il les appréciait, parfois, si elles étaient drôles, mais jamais au point de lui faire chanter le cœur, et il en savait long sur le chant. Mais tout le monde aimait les filles, alors Paul s’était dit qu’il finirait par s’y faire. Il n’avait qu’à continuer d’essayer. Il trouverait la bonne, pas vrai ?

Mais nous sommes le 23 janvier 1969, et Paul se sent terriblement, terriblement coincé. Fiancé à Linda, les Beatles dans une spirale infernale, catastrophique et inévitable, qui les mène à l’autodestruction, et tout ce qui concerne Paul lui semble faux. Il n’aime pas sa future épouse comme il le devrait, quels que soient ses efforts, et New York ne ressemble absolument pas à Liverpool. Alors, à 00 h 30, il s’assied seul dans le boui-boui le plus miteux qu’il ait pu trouver et contemple les murs de la ville qui ne dort jamais.

Créé 9 nov. 2024

Mis à jour 17 déc. 2024

Publié 9 nov. 2024

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