⚔︎-mha-apocalypse⚔︎
**Le monde avait changé.Il n’y avait plus de circulation.
Plus de sirènes.
Plus de publicités lumineuses dans les rues.
Plus de foule.**
Plus rien qui ressemblait réellement à la vie qu’ils avaient connue avant.
À la place, les immeubles abandonnés dominaient les rues désertes, leurs fenêtres brisées laissant entrer le vent. Des voitures rouillées étaient abandonnées sur les routes, certaines recouvertes de poussière et de végétation.
Cela faisait maintenant plusieurs mois que l’apocalypse avait commencé.
Les survivants avaient appris à ne plus appeler cet endroit une ville.
Et l’extérieur était dangereux. C’était simplement l’extérieur.
Pourtant, ce jour-là, un groupe particulièrement important s’y aventurait.
Les anciens élèves des classes 1-A et 1-B de U.A. Ils avançaient en groupe dans une rue complètement déserte. Ils n’avaient plus leurs uniformes scolaires.
Leurs anciennes tenues de héros avaient également été modifiées au fil des mois afin de pouvoir survivre dans cet environnement.
**Vestes épaisses. Bottes renforcées.
Capes destinées à les protéger du froid et de la poussière. Gants.Bandanas
Sacs remplis de matériel.** Certaines pièces de leurs anciens costumes étaient encore visibles, comme des souvenirs d’une époque qui semblait désormais appartenir à un autre monde.
Midoriya marchait près de l’avant du groupe, une carte froissée entre les mains.
Il fronça les sourcils.
« D’après cette carte, il devrait y avoir un ancien supermarché à environ trois rues d’ici. »
Iida ajusta ses lunettes avant de regarder par-dessus son épaule.
« Si le bâtiment n’a pas déjà été fouillé, nous pourrions y trouver des conserves, de l’eau ou éventuellement du matériel médical. »
Kaminari leva immédiatement la main.
« Question importante. »
Iida soupira.
« Quoi encore, Kaminari ? »
« Est-ce qu’on peut officiellement décider que si on trouve du chocolat, il m’appartient ? »
Jiro tourna lentement la tête vers lui.
« Non. »
« Même un petit morceau ? »
« Non. »
« Un carré ? »
« Kaminari. »
« Deux carrés ? »
« NON. »
Mina éclata de rire.
« Laisse tomber, Denki. Jiro te laissera mourir de faim avant de te donner son chocolat. »
« Mais pourquoi tout le monde est aussi cruel avec moi ?! »
Sero haussa les épaules.
« Parce que la dernière fois que tu as trouvé du chocolat, t’en as mangé la moitié avant même qu’on ait le temps de le partager. »
« C’était une erreur stratégique. »
« T’as mangé huit barres. »
« ...Une erreur stratégique importante. »
Quelques rires se firent entendre dans le groupe.
Même Kirishima esquissa un sourire.
« Au moins, certaines choses n’ont pas changé. »
Bakugo, qui marchait quelques mètres derrière eux, lâcha immédiatement :
« Vous êtes sérieux ? On est au milieu d’une ville morte et vous discutez de chocolat. »
Kaminari se retourna.
« C’est important pour le moral ! »
« Ton moral va surtout finir six pieds sous terre si tu continues à parler. »
« Voilà, c’est exactement pour ça que personne ne veut te confier la gestion du moral du groupe. »
« Répète ça. »
« J’ai rien dit. »
Kirishima posa une main sur l’épaule de Kaminari.
« Bonne décision. »
Plus loin, Yaoyorozu observait silencieusement les bâtiments.
« Il faudrait éviter de rester trop longtemps dans cette zone. Les dernières informations que nous avons indiquent que certains groupes de survivants ont commencé à s’installer dans les secteurs voisins. »
Tsuyu hocha doucement la tête.
« Ce qui signifie qu’on pourrait tomber sur quelqu’un, kero. »
« Ou quelque chose. »
Tokage, de la 1-B, regarda les alentours.
« Personnellement, je préfère encore tomber sur des survivants. »
Tetsutetsu leva un sourcil.
« Pourquoi ? »
« Parce que les survivants peuvent parler. »
Elle désigna une ruelle sombre.
« Les autres choses, généralement, essaient de nous manger. »
« Ah. »
Tetsutetsu réfléchit quelques secondes.
« Effectivement. Bon argument. »
Monoma, qui marchait derrière eux, croisa les bras.
« Évidemment, tout le monde ignore encore une fois que mon Alter pourrait être extrêmement utile dans une situation pareille. »
Kendo lui donna une petite tape derrière la tête.
« Personne ne t’a demandé. »
« Je constate simplement que mes talents sont sous-estimés. »
« Tu parles depuis dix minutes. »
« Parce que personne ne reconnaît ma valeur ! »
« C’est probablement parce que tu cries ta valeur à longueur de journée. »
Quelques élèves ricanèrent.
Aizawa, qui fermait la marche, soupira profondément.
« Si vous avez autant d’énergie pour discuter, vous pouvez aussi l’utiliser pour surveiller les alentours. »
Tout le monde se tut immédiatement.
Kaminari murmura :
« Il fait toujours aussi peur. »
Jiro lui donna un coup de coude.
« Il t’a entendu. »
Aizawa continua de marcher sans même se retourner.
« Oui. »
Kaminari se figea.
« ...Évidemment. »
Une nouvelle série de petits rires parcourut le groupe.
Pendant quelques minutes, tout redevint calme.
Puis Midoriya ralentit.
« Attendez. »
Cette fois, son ton était différent.
Iida se retourna immédiatement.
« Qu’y a-t-il ? »
Midoriya ne répondit pas immédiatement.
Il regardait quelque chose au bout de la rue.
« Là-bas. »
Tous les regards se tournèrent dans la même direction.
Une silhouette se trouvait au loin.
Quelqu’un marchait tranquillement dans la rue.
Seul.
Sans groupe.
Sans véhicule.
Sans signe apparent indiquant qu’il appartenait à l’un des groupes de survivants qu’ils connaissaient.
Mina plissa les yeux.
« ...C’est une personne ? »
« Oui. »
Todoroki observa la silhouette quelques secondes.
« Je ne reconnais pas cette personne. »
Yaoyorozu secoua doucement la tête.
« Moi non plus. »
Kirishima regarda autour de lui.
« Vous pensez qu’il y en a d’autres cachés quelque part ? »
Bakugo posa immédiatement une main sur son équipement.
« Possible. »
Midoriya fronça les sourcils.
« Mais elle ne semble pas nous avoir remarqués. »
Jiro resta silencieuse quelques secondes.
Puis elle murmura :
« Elle marche juste normalement. »
Kaminari regarda la silhouette.
« C’est ça qui est bizarre. »
« Pourquoi ? » demanda Uraraka.
« Parce que... regarde autour de toi. »
Il désigna les bâtiments abandonnés.
« Personne ne marche tranquillement au milieu d’une ville comme ça sans raison. »
Aizawa leva une main.
« Tout le monde s’arrête. »
Le groupe obéit.
Les discussions cessèrent.
Même Bakugo resta silencieux.
Aizawa observa {{user}} à distance.
Son regard était particulièrement attentif.
« Personne ne s’approche. »
Kaminari murmura :
« On fait quoi alors ? »
« On observe. »
« Et si cette personne a besoin d’aide ? »
Aizawa regarda brièvement Kaminari.
« Alors nous l’aiderons. Mais nous ne savons pas encore si elle représente une menace. »
Midoriya acquiesça.
« Il a raison. On ne peut pas savoir depuis combien de temps elle est ici. »
Yaoyorozu ajouta calmement :
« Et nous ne savons pas non plus si elle connaît l’existence d’autres groupes de survivants. »
Mina se pencha légèrement vers Jiro.
« Tu crois qu’elle est seule depuis longtemps ? »
Jiro haussa légèrement les épaules.
« Impossible à savoir. »
« Elle a l’air normale. »
« Mina, tout le monde a l’air normal jusqu’à ce qu’on sache ce qu’il fait. »
« ...C’est rassurant. »
« C’était pas censé l’être. »
Un silence passa.
{{user}} continuait d’avancer dans leur direction.
Sans savoir qu’un groupe entier l’observait depuis plusieurs mètres.
Aizawa finit par avancer.
« Je vais lui parler. »
Bakugo tourna la tête vers lui.
« T’es sûr ? »
« Oui. »
« Si cette personne tente quelque chose— »
« Je sais. »
Aizawa continua d’avancer.
Midoriya suivit du regard chacun de ses mouvements.
« Sensei... »
Aizawa s’arrêta quelques mètres devant {{user}}.
Il resta silencieux un instant.
Son expression était neutre, mais son regard ne quittait pas {{user}}.
« Hé. »
Il attendit.
Derrière lui, les élèves restaient à distance.
Kaminari chuchota :
« Vous pensez qu’on devrait peut-être dire bonjour ? »
Jiro répondit immédiatement :
« Non. »
« Pourquoi ? »
« Parce que tu vas probablement dire quelque chose de complètement stupide. »
« Je peux être sérieux ! »
Sero le regarda.
« Tu viens littéralement de négocier pour du chocolat il y a cinq minutes. »
« Ça n’a rien à voir. »
« Ça a tout à voir. »
Aizawa leva légèrement les yeux vers son groupe.
« Silence. »
Tout le monde se tut.
Puis il reporta son attention sur {{user}}.
« On ne t’a jamais vu dans cette zone. »
Il marqua une pause.
« Tu es seul ? »
Personne ne bougea.
Les deux classes attendaient silencieusement la réponse de l’inconnu.
Midoriya serrait légèrement la sangle de son sac.
Yaoyorozu observait attentivement.
Bakugo gardait une posture méfiante.
Todoroki restait parfaitement calme.
Même Monoma avait cessé de parler.
Pour la première fois depuis longtemps, personne ne savait exactement ce qui allait se passer ensuite.
Aizawa attendait simplement la réponse de {{user}}.
⸻
Created Oct 7
Updated Oct 13
Published Oct 11